Bienvenue sur ce trip-report birdwatching consacré à l’Île du Sud de Nouvelle Zélande ! On vous raconte nos 17 jours en autonomie sur cette magnifique île montagneuse du pays de la Terre du Milieu ! Nous avons imaginé un itinéraire, pas seulement ornithologique, mais en fonction de nos envies, notre temps et de notre budget. Il nous a permis de découvrir les paysages magnifiques de cette Île du Sud tout en découvrant une faune fantastique. Bien que l’avifaune néozélandaise ne soit pas aussi diversifiée que celle de sa voisine l’Australie, on retrouve tout de même des espèces incroyables, notamment pélagiques. Au travers de notre récit, vous allez découvrir nos premières rencontres avec albatros, takahés, manchots et autres oiseaux du pays !

Arrivée sur l’Île du Sud

Pour commencer ce voyage en Nouvelle-Zélande, nous atterrissons à Queenstown sur l’Île du Sud. Première étape, la récupération de notre van aménagé, notre maison roulante, qui nous accompagnera tout au long de ce séjour. 

Lac de Kingston

Notre séjour ornithologique néozélandais commence réellement après une nuit au bord du lac de Wakatipu, au Kingston Lake Camp.

C’est là qu’on lieu nos premières rencontres avec les espèces locales. Mais première surprise , on se rend compte que de nombreuses espèces ont été importées depuis l’Europe ou l’Australie durant les siècles précédents. Comme nous sommes européens et arrivons d’Australie, on a déjà rencontré un grand nombre de ces espèces d’Océanie. On est donc surpris de voir : merle noir (Turdus merula – Common Blackbird), étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris – Common Starling), accenteur mouchet (Prunella modularis – Dunnock), pinson des arbres (Fringilla coelebs – Eurasian Chaffinch) ou encore chardonneret élégant (Carduelis carduelis – European Goldfinch). Pour les oiseaux d’eau, on voit aussi cygne noir (Cygnus atratus – Black Swan), grèbe huppé (Podiceps cristatus – Great Crested Grebe) ou encore cormoran pie (Microcarbo melanoleucos – Little Pied Cormorant).

Concentrons nous sur les espèces que l’on ne connait pas. Nous rencontrons le méliphage carillonneur (Anthornis melanura – New Zealand Bellbird), le faucon de Nouvelle-Zélande (Falco novaeseelandiae – New Zealand Falcon) et le fuligule de Nouvelle-Zélande (Aythya novaeseelandiae – New Zealand Scaup) dans les eaux du lac.

Te Anau 

L’objectif étant de rejoindre Milford Sound, on se dirige ensuite vers Te Anau. On ne s’en aperçoit pas forcément en regardant la carte mais les distances sont longues en Nouvelle Zélande. On fait donc une petite étape autour du Lake Henry et son petit parc.

C’est une jolie boucle dans la forêt autour d’un lac sur lequel on a pu voir à nouveau des cygnes noirs (Cygnus atratus – Black Swan), grèbes huppés (Podiceps cristatus – Great Crested Grebe) et même des canards colvert (Anas platyrhynchos – Mallard). On est en automne et les couleurs sont sublimes. On y rencontrera le rhipidure à collier (Rhipidura fuliginosa – New Zealand Fantail), tadorne de paradis (Tadorna variegata – Paradise Shelduck) et le gérygone de Nouvelle-Zélande (Gerygone igata – Grey Gerygone).

En route vers Milford Sound

Eglinton Valley

Une fois la réserve de Te Anau visitée, nous nous engageons dans la route qui mène à Milford Sound. Tout au long du trajet, les vues sont à couper le souffle. On a envie de s’arrêter tous les 200m pour observer ces magnifiques paysages et prendre quelques photos.

On fait un premier arrêt au niveau des champs de l’Eglinton Valley, un paysage digne des prairies de batailles du Seigneur des Anneaux. Ce premier arrêt sur la route nous permettra d’observer une mégalure matata (Poodytes punctatus – New Zealand Fernbird) ainsi que des hirondelles messagères (Hirundo neoxena – Welcome Swallow).

Mirror Lakes

Second arrêt au niveau des « Mirror Lakes ». Il s’agit d’une petite promenade qui, avec une jolie luminosité, permet de voir les reflets de la montagne Earls dans l’eau.

Du côté des oiseaux, on y verra principalement des fuligules de Nouvelle-Zélande (Aythya novaeseelandiae – New Zealand Scaup). Un autre canard, plutôt rare, peut être vu dans les cours d’eau torrentiels du Fjordlands National Park. Il s’agit du canard bleu (Hymenolaimus malacorhynchos – Blue Duck). Mais pas de trace de ce joli canard de notre côté ! En revanche, on a fait la rencontre du sympathique et peu farouche miro rubisole (Petroica australis – South Island Robin).

Cascade Creek Campground & Lake Gunn nature walk 

Dernier arrêt de la journée et également notre spot de camping de la soirée : Cascade creek. Ce site de camping appartient au DOC et est réservable en ligne. Il est aussi possible de payer directement sur place en arrivant, en liquide, en déposant l’argent dans la « honesty box ». A quelques dizaine de mètres du camping, le départ de la Lake Gunn nature walk permet de faire une petite balade dans une jolie forêt. Elle amène jusqu’au lac Gunn.

Directement sur les emplacements de camping, quelques oiseaux sont venus nous rendre visite. Probablement un peu trop habitués à la présence des humains. Le premier est le miro rubisole (Petroica australis – South Island Robin), venant quémander nos restes de miettes. Le second est le bruyant râle wéka (Gallirallus australis – Weka). C’est une espèce peu fréquente dans le reste de la Nouvelle Zélande donc il est important d’en profiter ici. Ils se baladent au lever et coucher du soleil autour des différents campervan.

Concernant la Lake Gunn Nature Walk on peut voir de nombreux passereaux dans la forêt. Mais c’est au bord du lac qu’on aura fait la rencontre d’un martin-chasseur sacré (Todiramphus sanctus – Sacred Kingfisher) perché sur une branche. Peu de temps après une très discrète perruche à tête d’or (Cyanoramphus auriceps – Yellow-crowned Parakeet) s’est laissé entrevoir en train de s’alimenter dans un petit buisson. Enfin, on profitera du côté peu farouche de la petite boule de plumes qu’est le miro mésange (Petroica macrocephala – Tomtit) pour prendre de jolis clichés. 

The Chasm 

Après une bonne nuit de sommeil dans le Cascade Creek Campground, sans entendre aucun kiwi, direction les fjords. Mais sur la route, nous faisons un premier arrêt à « The Chasm ». Il s’agit d’une courte balade dans une forêt menant à une cascade. Malheureusement, le pont qui permettait d’avoir un point de vue sur la cascade semble désormais définitivement fermé.

Les panneaux de signalisation sur le parking indiquent que les nestors kéa (Nestor notabilis – Kea) sont parfois présents par ici. Mais nous n’aurons pour le moment pas la chance d’observer ces merveilleux perroquets de montagne. Il faudra attendre ! Par contre, nous observerons le carpophage de Nouvelle-Zélande (Hemiphaga novaeseelandiae – New Zealand Pigeon) ainsi qu’un groupe de mohoua pipipi (Mohoua novaeseelandiae – Pipipi). Deux nouvelles espèces que nous rencontrons dans ce pays.

Croisière sur le fjord 

Le fjord de Milford Sound est l’attraction phare du parc national. La plupart des touristes sur l’Île du Sud de Nouvelle-Zélande passent par ici. Pour visiter le fjord, il faut choisir une compagnie. Notre choix s’est porté sur la compagnie « Southern Discoveries » qui correspondait le mieux à nos besoins en termes d’éthique et de budget.

Durant cette croisière, il est possible de voir quelques oiseaux. Sur le bateau, des mouettes de Buller (Chroicocephalus bulleri – Black-billed Gull) et des goélands dominicains (Larus dominicanus – Kelp Gull) se sont posés. A la sortie du fjord, nous aurons également vu un fou austral (Morus serrator – Australasian Gannet) en pleine mer. Malheureusement, le gorfou du Fjordland (Eudyptes pachyrhynchus – Fiordland Penguin), emblématique et très rare manchot n’était pas présent en mai lorsque nous avons fait la croisière ! Il faudra revenir à une autre période pour pouvoir l’observer.

Depuis le port situé au début du fjord, le long du chemin qui ramène au parking, on aura également pu voir un canard à sourcils (Anas superciliosa – Pacific Black Duck), qui ne semblait pas hybridé avec un canard colvert (Anas platyrhynchos – Mallard). Nous verrons aussi un huîtrier variable (Haematopus unicolor – Variable Oystercatcher) et un nouveau râle wêka (Gallirallus australis – Weka).

Homer Tunnel 

Sur la route de retour, un feu de signalisation est positionné avant l’entrée du tunnel Homer. Quelques voitures sont arrêtées et nous devons patienter.

Nous avons une belle surprise pendant l’attente puisque trois nestors kéa (Nestor notabilis – Kea), deux jeunes et un adulte font le show. On en profite donc pour sortir de la voiture et les observer sur la route. L’endroit n’est pas idéal mais c’est notre première rencontre avec cet emblématique et unique perroquet des montagnes dont la situation IUCN est en danger.

Gertrude valley 

Gertrude Valley est une superbe randonnée ! Mais il ne faut pas la faire en temps de neige. Son départ est situé quelques kilomètres après le tunnel Homer.

Si nous passons par Gertrude Valley, ce n’est pas uniquement pour faire la randonnée. Nous avons repéré qu’un petit passereau montagnard avait été observé de nombreuses fois par ici. Nous marchons donc les premiers kilomètres de la randonnée jusqu’à arriver dans un champ de pierres et d’éboulis. Il nous faudra quelques dizaines de minutes pour entendre le discret sifflement du xénique des rochers (Xenicus gilviventris – New Zealand Rockwren). Nous scrutons avec nos jumelles chaque pierre avant de le trouver. Après s’être assis, ce petit xénique se rapprochera doucement de nous, nous permettant de prendre quelques jolis clichés.

Belle randonnée de Key Summit Trail

Nouvelle nuit au terrain de camping de Cascade creek avant de se diriger à la randonnée de Key Summit. Cette dernière fait un peu plus de 6km et n’a pas de difficultés particulières. C’est notre dernière randonnée avant de quitter le parc national de Fjordlands.

Sur le parking de la randonnée, nous observerons un râle wéka (Gallirallus australis – Weka). Ce sera la dernière observation de cette espèce de tout notre séjour en Nouvelle-Zélande. Dans les différents étages de forêt les plus bas, on a pu observer : carpophage de Nouvelle-Zélande (Hemiphaga novaeseelandiae – New Zealand Pigeon), méliphage carillonneur (Anthornis melanura – New Zealand Bellbird), miro mésange (Petroica macrocephala – Tomtit), miro rubisole (Petroica australis – South Island Robin) ainsi que des zostérops à dos gris (Zosterops lateralis – Silvereye). Nous observerons deux nouvelles espèces dans ce lieu. Tout d’abord, l’autre nestor de Nouvelle-Zélande, le nestor superbe (Nestor meridionalis – New Zealand Kaka). Ensuite, dans les buissons situés au sommet, plusieurs xéniques grimpeurs (Acanthisitta chloris – Rifleman) se laissent apercevoir rapidement. C’est un oiseau assez semblable au xénique des rochers (Xenicus gilviventris – New Zealand Rockwren) mais vivant dans un milieu assez différent.

Dunedin & la péninsule d’Otago

Royal Albatros Center

Après avoir visité le parc national de Fjordlands, nous partons en direction de Dunedin ! Situé à 4h30 de route, nous faisons une pause pour passer la nuit avant d’atteindre la péninsule d’Otago. Nous avions beaucoup entendu parler de cette péninsule où l’on pouvait observer des espèces mythiques d’oiseaux marins comme les albatros et les manchots.

On se rend donc directement au Royal Albatross Centre à l’extrémité de la péninsule. La route qui y mène est sublime. On remonte ce bras de terre en sillonnant le long de la mer.

Ce centre est particulièrement connu car il abrite l’une des plus anciennes colonies terrestres d’albatros de Sanford (Diomedea sanfordi – Northern Royal Albatross) et l’une des plus grandes. Comme nous visitons Dunedin au mois de mai, la période de nidification est terminée. Nous irons donc uniquement à la plateforme d’observation située en contrebas du centre. C’était un jour de grand vent, les oiseaux marins sont donc assez actifs et proches des côtes. On observera de nombreux albatros de Sanford passant au-dessus de nos têtes. Un spectacle époustouflant dont on ne se lasserait jamais !

En plus de cette espèce mythique, nous verrons de nouvelles espèces comme la spatule royale (Platalea regia – Royal Spoonbill), goéland dominicain (Larus dominicanus – Kelp Gull), sterne caspienne (Hydroprogne caspia – Caspian Tern), guifette des galets (Chlidonias albostriatus – Black-fronted Tern) et grand cormoran (Phalacrocorax carbo – Great Cormorant). Nous observerons aussi une espèce de cormoran qui ne peut se voir que sur la partie Sud de l’Île du Sud de Nouvelle Zélande : le cormoran bronzé (Leucocarbo chalconotus – Stewart Island Shag).

Nous retournerons même à cette plateforme d’observation quelques jours plus tard. Elle nous offrira de nouvelles espèces d’albatros : albatros royal (Diomedea epomophora – Southern Royal Albatross) et albatros à cape blanche (Thalassarche cauta – Shy Albatross) ainsi qu’un puffin à menton blanc (Procellaria aequinoctialis – White-chinned Petrel). Une belle chance de pouvoir les observer si proches car, s’il n’y a pas de vent, aucun albatros ne sera visible en vol en mer.

Vasière de Hoopers Inlet

A une vingtaine de minutes du centre, en direction de Portobello, il est possible d’accéder à une petite baie : Little Hoopers Inlet.

A marée basse, on y trouve des vasières, intéressantes notamment pour les limicoles et les canards : cygne noir (Cygnus atratus – Black Swan), tadorne de paradis (Tadorna variegata – Paradise Shelduck), canard colvert (Anas platyrhynchos – Mallard), sarcelle australasienne (Anas gracilis – Grey Teal), aigrette à face blanche (Egretta novaehollandiae – White-faced Heron), talève australe (Porphyrio melanotus – Australasian Swamphen), échasse d’Australie (Himantopus leucocephalus – Pied Stilt), huîtrier de Finsch (Haematopus finschi – South Island Oystercatcher), huîtrier variable (Haematopus unicolor – Variable Oystercatcher) et vanneau soldat (Vanellus miles – Masked Lapwing).

Sur l’autre côté du chemin, dans la végétation, vous pourrez voir du carpophage de Nouvelle-Zélande (Hemiphaga novaeseelandiae – New Zealand Pigeon), méliphage carillonneur (Anthornis melanura – New Zealand Bellbird), rhipidure à collier (Rhipidura fuliginosa – New Zealand Fantail), pinson des arbres (Fringilla coelebs – Eurasian Chaffinch) et chardonneret élégant (Carduelis carduelis – European Goldfinch). Enfin, observez le ciel en quête d’hirondelles messagères (Hirundo neoxena – Welcome Swallow) ou busard de Gould (Circus approximans – Swamp Harrier). Il n’est pas rare non plus de voir le martin-chasseur sacré (Todiramphus sanctus – Sacred Kingfisher) chasser quelques poissons.

Lever de soleil à Aramoana Mole

Nous cherchons ensuite un endroit pour passer la nuit en van et notre choix se porte sur le parking d’Aramoana Mole, en face de la péninsule d’Otago. Cette digue est le point d’entrée de la mer dans la baie de Dunedin.

Nous nous levons aux aurores pour assister à un superbe lever de soleil, entourés de centaines de mouettes argentées (Chroicocephalus novaehollandiae – Silver Gull). On repèrera également d’autres laridés comme la mouette de Buller (Chroicocephalus bulleri – Black-billed Gull), sterne tara (Sterna striata – White-fronted Tern), guifette des galets (Chlidonias albostriatus – Black-fronted Tern) et goélands dominicains (Larus dominicanus – Kelp Gull).

On en profite aussi pour faire du sea-watching et guetter des oiseaux résidents comme l’albatros de Sanford (Diomedea sanfordi – Northern Royal Albatross) ou l’albatros à cape blanche (Thalassarche cauta – Shy Albatross). On verra même un puffin fuligineux (Ardenna grisea – Sooty Shearwater). Nous observerons de nouveaux cormorans avec, en plus du bronzé, le cormoran pie (Microcarbo melanoleucos – Little Pied Cormorant) et le cormoran moucheté (Phalacrocorax punctatus – Spotted Shag).

Sortie pélagique en bateau

C’est bien beau d’observer les albatros depuis la terre ferme, mais c’est encore mieux en depuis la mer ! Nous partons avec la compagnie Monarch Wildlife Cruise, qui propose de courtes sorties en bateau à des prix abordables. Nous partons en direction Taiaroa Head à la pointe de la péninsule d’Otago.

Cette sortie en mer se déroule bien et nous a permis d’observer de près : albatros de Sanford (Diomedea sanfordi – Northern Royal Albatross), albatros de Buller (Thalassarche bulleri – Buller’s Albatross) et albatros à cape blanche (Thalassarche cauta – Shy Albatross). Nous ne verrons pas de nouveautés en terme d’espèces mais l’expérience en valait la peine. Les oiseaux tournent autour du bateau et rase parfois la surface de l’eau.

The OPERA

La sortie en mer était combinée avec une visite de The OPERA. Si vous ne connaissez pas cette association qui œuvre notamment à la préservation des manchots, on vous invite à lire notre article qui leur est dédié.

Cette visite guidée nous aura permis d’observer le second oiseau emblématique de la péninsule d’Otago : le manchot antipode (Megadyptes antipodes – Yellow-eyed Penguin). Nous avons eu de la chance car nous avons pu le voir revenir sur la terre ferme après une journée à pêcher en mer. La plage sur laquelle nous l’avons observé n’est accessible que via la visite de la réserve. On aura pu également y observer quelques manchots pygmées (Eudyptula minor – Little Penguin) dans leurs nesting boxes.

Sandfly Bay

La dernière nuit sur la péninsule d’Otago sera passée à Sandfly bay, on assiste au lever de soleil sur la plage. La descente et la remontée entre le parking et la plage sont un peu compliquées mais valent largement le coup ! La plage est envahie de nombreux lions de mer (Phocarctos hookeri – New Zealand Sea Lion) nonchalants. C’est aussi un des endroits (gratuits) pour potentiellement voir le manchot antipode (Megadyptes antipodes – Yellow-eyed Penguin), mais nous n’aurons pas eu la chance de l’observer ici.

On aura également pu y voir des tadornes de paradis (Tadorna variegata – Paradise Shelduck), des huitriers de Finsch (Haematopus finschi – South Island Oystercatcher), des huîtriers variables (Haematopus unicolor – Variable Oystercatcher) et pleins d’autres oiseaux d’eau.

Wanaka

Centre de Wanaka

Après ce séjour dans la péninsule d’Otago, à la découverte des oiseaux pélagiques, retour dans les terres à Wanaka et son joli lac, situé à environ 3h30 de Dunedin. On en profitera pour parcourir la promenade autour du lac et aller observer le fameux « Wanaka Tree » qui n’a rien de spécial à part attirer un peu trop de touristes. Le lac de Wanaka et tous les alentours restent tout de même magnifiques !

Lors de cette balade autour du lac, on aura pu observer les habituels canard colvert (Anas platyrhynchos – Mallard), fuligule de Nouvelle-Zélande (Aythya novaeseelandiae – New Zealand Scaup), foulque macroule (Fulica atra – Eurasian Coot), cormoran pie (Microcarbo melanoleucos – Little Pied Cormorant), mais également quelques bernaches du Canada (Branta canadensis – Canada Goose).

On passera la nuit au Red Bridge Campgroung. On ajoutera un nouvel oiseau à notre liste d’observation en Nouvelle-Zélande avec une petite colonie de colin de Californie (Callipepla californica – California Quail).

Roy’s Peak Track

Dès le lendemain, on se lève aux aurores pour aller faire la randonnée de Roy’s Peak Track. Elle offre un superbe panorama sur les montagnes aux alentours et les lacs. Elle fait partie des randonnées emblématiques de l’Île du Sud. Elle fait 6km aller-retour pour 1300m de dénivelé. Si vous êtes amateur de marche à pied, elle vaut le détour.

On y fera quelques observations sympathiques : colin de Californie (Callipepla californica – California Quail), busard de Gould (Circus approximans – Swamp Harrier), faucon de Nouvelle-Zélande (Falco novaeseelandiae – New Zealand Falcon), grive musicienne (Turdus philomelos – Song Thrush), verdier d’Europe (Chloris chloris – European Greenfinch) et bruant jaune (Emberiza citrinella – Yellowhammer). C’est ici qu’on rencontrera pour la première fois le pipit de Nouvelle-Zélande (Anthus novaeseelandiae – New Zealand Pipit).

Lake Pukaki & Mont Cook

Rive droite du Lake Pukaki

Une fois la randonnée de Roys Peak Track terminée, on prend notre van en direction du lac de Pukaki. Ce lac est connu pour héberger l’une des espèces d’oiseaux les plus en danger dans le monde : l’échasse noire (Himantopus novaezelandiae – Black Stilt). Avec moins de 200 individus restant, cet oiseau a bénéficié de programme de préservation. Pour tenter de l’observer, on remonte la route située sur la droite du lac (Hayman Road) jusqu’à avoir trouvé des endroits propices à l’observation de cet espèce : des zones d’eau sans trop de profondeur.

Après quelques scan avec nos jumelles du côté du lac, c’est dans un petit plan d’eau de l’autre côté que l’on tombe sur 3 individus. Les individus sont tous bagués. On prend le temps de les observer sans les déranger. On observera également deux sizerins flammés (Acanthis flammea – Redpoll) dans les environs. On passera ensuite la nuit au bord du lac avec de superbes lumières de fin de journée.

Glentanner

C’est peut-être l’endroit avec l’un des plus beaux point de vue de Nouvelle Zélande. D’un côté le Mont Cook et de l’autre le lac Pukaki. Le tout entouré de montagnes et de prairies. Un véritable coup de cœur. Ce point de vue est accessible aux alentours de l’aérodrome.

C’est également un endroit assez connu pour observer la fameuse échasse noire (Himantopus novaezelandiae – Black Stilt). On observa cette fois pas moins de neuf individus mais assez éloignés dans le lac.

Mueller’s Hut

Réveil tôt pour s’attaquer, cette fois-ci, au Mueller’s Hut Track. Pas d’objectif d’oiseau en particulier ici mais une petite randonnée bien costaud (10km aller-retour pour 1000m de dénivelé). Comme attendu l’ascension fût assez éprouvante mais elle offre un superbe point de vue sur les glaciers du Mount Cook.

Durant la randonnée, on aura quand même pu voir du méliphage carillonneur (Anthornis melanura – New Zealand Bellbird), miro mésange (Petroica macrocephala – Tomtit), zostérops à dos gris (Zosterops lateralis – Silvereye), lorsque que l’on était à basse altitude. En montant de niveau, on observera du nestor kéa (Nestor notabilis – Kea) et xénique des rochers (Xenicus gilviventris – New Zealand Rockwren). Une fois arrivés au sommet, de nombreux pipits de Nouvelle-Zélande (Anthus novaeseelandiae – New Zealand Pipit) passeront le pique-nique à nos côtés.

Arthur’s pass

Hawdon Valley

Après notre belle randonnée à proximité du Mont Cook, on quitte le centre de l’Île du Sud pour se diriger vers le parc national d’Arthur’s pass. On fait un petit arrêt au Lake Tekapo et son ancienne église au bord du lac. Puis un autre stop (presque obligatoire 😄) en chemin : le World Famous Sheffield Pies – Sheffield store qui vend d’excellentes tourtes salées et sucrées. Une fois arrivés au parc national, on passera la nuit au Hawdon Shelter Campground, un camping non alimenté géré par le DOC. On y était seuls au monde.

On commence notre exploration du parc par une petite balade dans les bois qui nous a permis de voir : gérygone de Nouvelle-Zélande (Gerygone igata – Grey Gerygone), rhipidure à collier (Rhipidura fuliginosa – New Zealand Fantail), pinson des arbres (Fringilla coelebs – Eurasian Chaffinch), miro mésange (Petroica macrocephala – Tomtit) et un miro rubisole (Petroica australis – South Island Robin) fort sympathique. Il venait manger les insectes autour de nous et se laisser donc photographier. Une sortie nocturne nous aura permis d’entendre la ninoxe boubouk (Ninox novaeseelandiae – Morepork) mais pas de la voir. Aucune trace non plus du kiwi roa (Apteryx maxima – Great Spotted Kiwi) malheureusement…

On a voulu se lancer dans la randonnée de l’Hawdon Valley, afin d’y observer les très rares mohoua à tête jaune (Mohoua ochrocephala – Yellowhead). Malheureusemet, le niveau de l’eau de la rivière étant trop haut, il était impossible de la traverser. On continuera donc d’explorer la forêt aux alentours du camping mais sans aucune trace de mohoua cependant.

Autour du village d’Arthur’s Pass

Le lendemain, on prend la direction du village d’Arthur’s Pass dans lequel on multipliera les petites promenades. On se lance par exemple dans celle du Devil’s Punchbowl (30 min), puis on s’avancera dans le « Pass » en arrivant au point de vue sur le Otira Viaduc Lookout. On terminera par la balade de Otira Valley Track (3,7km aller-retour pour 181m de dénivelé).

Ce sera l’occasion de dire au revoir à de nombreuses espèces qui ne sont présentes que sur l’Île du Sud comme le nestor kéa (Nestor notabilis – Kea) ou le xénique des rochers (Xenicus gilviventris – New Zealand Rockwren). On ne trouvera aucun canard bleu (Hymenolaimus malacorhynchos – Blue Duck) dans la rivière Bealey et aucun kiwi sur le Arthur’s Pass Walking Track. Il faudra donc attendre pour observer une de ces espèces de l’oiseau emblématique de Nouvelle-Zélande.

Christchurch et alentours

Lake Ellesmere

Notre Road-Trip continue en direction de Christchurch avec un nouvel arrêt obligatoire à la boutique des World Famous Sheffield Pies. On se dirigera ensuite aux abords du lac Ellesmere.

Difficile de s’approcher du lac car la zone est très humide et on s’enfonce dans la boue. On observera tout de même la bernache du Canada (Branta canadensis – Canada Goose), cygne noir (Cygnus atratus – Black Swan), vanneau soldat (Vanellus miles – Masked Lapwing) ou l’aigrette à face blanche (Egretta novaehollandiae – White-faced Heron). On verra aussi quelques passereaux aux alentours comme l’alouette des champs (Alauda arvensis – Eurasian Skylark), verdier d’Europe (Chloris chloris – European Greenfinch), sizerin flammé (Acanthis flammea – Redpoll) ou bruant jaune (Emberiza citrinella – Yellowhammer). Pas très néo-zélandais comme oiseau me direz-vous ? Effectivement, il s’agit uniquement d’oiseaux européens importés durant les siècles précédents. On y rencontrera une nouvelle espèce pour la Nouvelle-Zélande, le faisan de Colchide (Phasianus colchicus – Common Pheasant), lui aussi importé ici pour la chasse, mais aussi les très mignons gravelots à double collier (Anarhynchus bicinctus – Double-banded Plover).

Akaroa

Direction ensuite Akaroa, petite ville côtière très mignonne et ancienne colonie française. Les maisons et noms de rue ont gardé une petite inspiration de ce pays. Pour les amoureux de la nature, Akaroa est connue pour abriter dans sa baie une espèce de dauphin en danger critique : le dauphin d’Hector (Cephalorhynchus hectori – Hector’s Dolphin). La population est estimée à moins de 15 000 individus. Pour observer ces fameux dauphins, on choisit de partir faire une croisière avec l’agence Akaroa Dolphins. C’est une agence éthique qui respecte ces cétacés. Ce n’est pas le cas de toutes les agences dont certaines proposent même de se baigner avec les dauphins, ce qui est inadmissible.

Sur la promenade jusqu’au port, on a croisé : huîtrier de Finsch (Haematopus finschi – South Island Oystercatcher), huîtrier variable (Haematopus unicolor – Variable Oystercatcher), sterne tara (Sterna striata – White-fronted Tern), échasse d’Australie (Himantopus leucocephalus – Pied Stilt), gravelots à double collier (Anarhynchus bicinctus – Double-banded Plover), spatule royale (Platalea regia – Royal Spoonbill) et barge rousse (Limosa lapponica – Bar-tailed Godwit).

Après une nuit passée au Akaroa Freedom Campsite SC, on part en croisière de 2h. On mettra peu de temps avant de voir notre premier banc de dauphins d’Hector (Cephalorhynchus hectori – Hector’s Dolphin) à proximité du bâteau. De quoi prendre quelques clichés et vidéos de ces animaux incroyables. A la sortie de la baie, de nombreux oiseaux pélagiques sont présents. On observera : labbe parasite (Stercorarius parasiticus – Parasitic Jaeger), cormoran moucheté (Phalacrocorax punctatus – Spotted Shag), puffin volage (Puffinus gavia – Fluttering Shearwater) et puffin de Hutton (Puffinus huttoni – Hutton’s Shearwater). Ces derniers sont assez difficiles à distinguer mais il existe tout de même quelques critères de distinction. Sur le retour au port, un manchot pygmée (Eudyptula minor – Little Penguin) se laissera observer en train de nager dans la baie.

On termine ce séjour à Akaroa avec une balade jusqu’au parc Garden of Tane qui offre un joli point de vue sur la baie d’Akaroa. On y aura bien observé les carpophages de Nouvelle-Zélande (Hemiphaga novaeseelandiae – New Zealand Pigeon), et les méliphages tui (Prosthemadera novaeseelandiae – Tui) et carillonneur (Anthornis melanura – New Zealand Bellbird).

Kaikoura

Point Kean Viewpoint

Après les alentours de Christchurch et Akaroa, on remonte la côte Est de l’île en direction de Kaikoura, une modeste ville côtière. Une nouvelle fois, cette ville est connue des amateurs de nature car la faune marine y est très abondante. Le Canyon de Kaikoura étant proche de la côte et sur la route de migration des cétacés, on peut y voir de nombreux géants des mers. Avant de commencer l’observation des baleines, on se rend à la pointe du Point Kean pour essayer d’observer quelques oiseaux pélagiques.

A l’arrivée au Point Kean, on observe tout d’abord une colonie d’otaries à fourrure (Arctocephalus forsteri – New Zealand Fur Seal). On retournera plusieurs fois à ce point de vue durant notre petit séjour à Kaikoura. Suivant le vent, les oiseaux pélagiques sont plus ou moins proches du bord. En se promenant le long de la mer, on voit un pétrel de Hall (Macronectes halli – Northern Giant Petrel), puffin volage (Puffinus gavia – Fluttering Shearwater) et fou austral (Morus serrator – Australasian Gannet).

Après une nuit au Freedom Camping Car Park du centre-ville, on retourne au Point Kean Seal Colony. Cette fois-ci, grâce au vent fort, on aura la chance d’observer un albatros des antipodes (Diomedea antipodensis – Antipodean Albatross), un albatros de Buller (Thalassarche bulleri – Buller’s Albatross), de nombreux albatros à cape blanche (Thalassarche cauta – Shy Albatross), deux albatros à sourcils noirs (Thalassarche melanophris – Black-browed Albatross) et deux damiers du Cap (Daption capense – Pintado Petrel).

Whale Watch Kaikoura

Comment mieux terminer cette visite de Kaikoura qu’avec un tour d’observation des baleines ? On choisit la compagnie Whale Watch Kaikoura pour une sortie en mer de 2 heures. Après de nombreuses péripéties et à cause des conditions météos, la sortie est reportée à maintes reprises. On finit par monter sur le bateau malgré une mer très agitée.

Nous n’aurons pas été chanceux en terme d’observation de baleine sur cette sortie. Mais la nature n’est pas un zoo et les observations de cétacés ne sont pas garanties. Nous ne verrons qu’un juvénile de baleine à bosse (Megaptera novaeangliae – Humpback Whale) pendant quelques secondes sur notre retour. Même si la majorité des clients semblaient déçus de cette « seule » observation rapide, ce n’était pas notre cas. En effet, grâce au vent important, on observera en mer de nombreux oiseaux pélagiques à des proximités folles. On y rencontrera le roi des mer, l’albatros royal (Diomedea epomophora – Southern Royal Albatross) mais aussi albatros des antipodes (Diomedea antipodensis – Antipodean Albatross), albatros de Buller (Thalassarche bulleri – Buller’s Albatross), albatros à cape blanche (Thalassarche cauta – Shy Albatross), damier du cap (Daption capense – Pintado Petrel), puffin du Westland (Procellaria westlandica – Westland Petrel), et puffin fuligineux (Ardenna grisea – Sooty Shearwater).

Picton et Queen Charlotte Sound

On termine ce séjour sur l’Île du Sud de Nouvelle-Zélande dans la ville de Picton au bord du Queen Charlotte Sound. C’est le fjord qui est emprunté par le ferry qui relie l’Île du Sud à l’Île du Nord.

Avant de prendre le ferry pour rejoindre Wellington, on recherche une espèce particulière dans la ville de Picton : le cormoran caronculé. Aucun trace de celui-ci dans la baie. Ce n’est que lors de la traversée en ferry jusque Wellington, où il est recommandé de rester sur le pont avec les jumelles, que nous observerons ce fameux cormoran caronculé (Leucocarbo carunculatus – New Zealand King Shag). Un cormoran rare et endémique de cette zone du Marlborough Sounds. C’est la dernière observation d’oiseau que nous ferons sur cette Île du Sud !


On terminera ce séjour de 19 jours sur l’Île du Sud avec pas moins de 89 espèces d’oiseaux observées. Parmi ces oiseaux, on compte des espèces emblématiques comme le manchot antipode, l’albatros de Sanford ou encore le nestor kéa. Pas de kiwi austral ou de kiwi roa d’observé, on espère avoir plus de chance avec les espèces de kiwi de l’Île du Nord. Vous pouvez retrouver l’ensemble de nos listes sur eBird. On quitte cette île en gardant en mémoire tous les paysages à couper le souffle : montagnes, glaciers, fjords et mer !