Le setup complet pour observer les oiseaux en voyage
Comme pour le choix de ses jumelles, il n’y a pas de réponse universelle concernant le setup complet à prendre en voyage dédié « birdwatching ». Le matériel idéal dépend de la destination, du type de voyage et des moyens de transport utilisés. Un voyage en voiture permet évidemment d’emporter beaucoup plus de matériel qu’un voyage en avion avec uniquement un bagage cabine. De la même manière, un séjour à pied consacré à la randonnée nécessitera de privilégier un équipement léger et peu encombrant.
Néanmoins, certains équipements me semblent indispensables pour pouvoir observer les oiseaux dans de bonnes conditions. Après plusieurs voyages et de nombreuses sorties sur le terrain, j’ai donc fini par avoir deux configurations différentes : un setup minimal, que je peux facilement transporter partout, et un setup complet que je privilégie lorsque je voyage avec une voiture.
Pourquoi adapter son matériel au voyage ?
Il peut être tentant de vouloir emporter tout son matériel ornithologique lorsque l’on part en voyage. Après tout, on ne sait jamais quelles espèces on pourra rencontrer et quelles situations d’observation vont se présenter. Mais à moins d’avoir une maison roulante pour se déplacer, transporter trop de matériel peut rapidement devenir contraignant.
Le type de transport est un élément à prendre en compte pour bien choisir son matériel. Si vous voyagez avec votre propre voiture ou une voiture de location, le poids et l’encombrement sont beaucoup moins problématiques. Vous pouvez facilement laisser une partie du matériel dans le véhicule et ne prendre avec vous que ce qui est nécessaire pour la sortie. À l’inverse, si vous voyagez en avion, en bus ou en train, chaque kilogramme compte davantage. Il faut alors pouvoir faire une valise ou un sac avec tout votre équipement. Et que dire du transport du matériel entre les différents lieux qui peut être vite un problème si vous êtes trop encombré.
La destination est bien évidemment à prendre compte. Si vous allez en bord de mer ou sur des zones avec beaucoup de limicoles, une longue-vue sera fortement appréciable. Mais en plein milieu de la forêt, elle est inutile et deviendra un problème de poids. De plus, la situation est encore différente lorsque vous prévoyez beaucoup de marche ou de la randonnée. Porter pendant plusieurs heures un sac contenant un appareil photo, un téléobjectif, une longue-vue et un trépied peut rapidement devenir fatigant. Dans ce cas, je préfère largement réduire le matériel et ne conserver que l’essentiel.
L’objectif n’est donc pas d’avoir le setup le plus complet possible, mais plutôt d’avoir le matériel adapté au voyage que vous êtes réellement en train de faire.
Mon setup minimal pour un voyage ornithologique
Lorsque je voyage en avion ou lors d’un séjour où je sais que je vais beaucoup marcher, je privilégie un setup relativement minimaliste et le plus léger possible. Mon objectif est de pouvoir observer et photographier les oiseaux sans avoir à transporter plusieurs kilogrammes de matériel supplémentaire.
Mon setup minimal se compose de :
- Jumelles avec le harnais
- Appareil photo + téléobjectif
- 2 cartes SD
- 3 batteries
- Chargeur de batterie
- Chiffon microfibre
- Sac à dos simple
Jumelles & Harnais
Les jumelles sont évidemment indispensables. Pas besoin d’argumenter. Un séjour birdwatching sans jumelles, ce n’est pas un séjour birdwatching…
De mon côté, j’utilise également un harnais pour jumelles pour répartir le poids. C’est un accessoire particulièrement appréciable lorsque l’on marche plusieurs heures. Contrairement à une sangle classique autour du cou, le poids est mieux réparti et les jumelles restent facilement accessibles.
Un chiffon microfibre est également toujours présent dans mon sac. Il ne prend quasiment aucune place et peut être très utile lorsqu’une goutte d’eau ou une trace de doigt vient se déposer sur une optique.
Appareil photo & Téléobjectifs
Pour la photographie, j’emporte mon appareil photo avec mon téléobjectif. Il s’agit d’un Canon R7 avec un Sigma 150-600mm. Ce n’est pas léger, mais j’apprécie vraiment cette combinaison pour photographier les oiseaux. Cela me permet de conserver une preuve visuelle de mes observations et de m’aider à identifier certaines espèces lorsque je n’y arrive pas directement sur le terrain.
Je privilégie l’appareil photo à la longue-vue car cette dernière est très encombrante (avec le trépied). Cela peut être assez compliqué de la transporter en avion. Suivant les endroits , les situations où l’on a besoin de la longue-vue peuvent être assez limitées.
Equipements appareil photo
J’emporte également deux cartes SD. Même avec une carte de grande capacité, je préfère toujours avoir une solution de secours. Une carte peut être pleine, tomber en panne ou simplement être perdue. Avoir une seconde carte permet de continuer à photographier sans problème.
Concernant les batteries, je pars généralement avec trois batteries. Cela permet d’avoir une bonne marge de sécurité, notamment lorsque les journées d’observation sont longues ou lorsque les températures sont basses et réduisent l’autonomie.
Le chargeur de batterie fait évidemment partie du matériel. Après une journée de birdwatching, je peux ainsi recharger mes batteries pendant la nuit et repartir le lendemain avec du matériel prêt à fonctionner.
Sac à dos 30L
Enfin, pour ce setup minimal, un sac à dos simple suffit. J’utilise le sac à dos Quechua NH500 de 30 litres, qui ne semble plus être commercialisé aujourd’hui. Il n’est pas forcément nécessaire d’avoir un sac photo spécialisé lorsque l’on voyage léger. L’important est surtout que le matériel soit correctement protégé et facilement accessible.



Mon setup complet pour un voyage ornithologique
Lorsque je voyage avec une voiture, je peux me permettre d’emporter beaucoup plus de matériel. C’est uniquement dans cette situation que mon setup devient réellement complet. Le principal avantage est de ne pas avoir à transporter en permanence l’ensemble de l’équipement. Je peux laisser une partie du matériel dans la voiture et prendre uniquement ce dont j’ai besoin pour chaque sortie.
On retrouve donc tous les éléments de mon setup minimal, auxquels j’ajoute principalement une longue-vue et un trépied.
La longue-vue est particulièrement intéressante pour les sorties dans les grands espaces ouverts. Elle permet d’observer des oiseaux situés à plusieurs centaines de mètres, voire davantage, avec beaucoup plus de précision qu’avec de simples jumelles.C’est notamment très utile pour les limicoles, les canards, les oiseaux marins ou les rapaces. Dans certaines destinations, elle peut véritablement changer la manière dont on pratique l’observation.
J’utilise également un sac à dos photo lorsque je prends tout ce matériel. Il est beaucoup plus grand mais permet de mieux protéger l’appareil photo et le téléobjectif et surtout d’organiser les différents équipements.
Je me permets aussi d’emporter davantage d’équipements additionnels. Par exemple, je prends une housse de protection contre la pluie pour protéger l’ensemble du matériel lorsque les conditions météorologiques deviennent difficiles. Je peux aussi prendre d’autres objectifs photo, notamment pour la macro, une lampe torche pour les promenades nocturnes ou encore davantage de cartes SD et de batteries.
Ce setup est évidemment beaucoup plus encombrant que le précédent. C’est pour cette raison que je ne l’utilise quasiment que lorsque je voyage avec une voiture. Dans ce contexte, le gain apporté par la longue-vue compense largement l’encombrement supplémentaire.


Comment transporter son matériel en avion ?
L’avion est probablement le moyen de transport qui demande le plus d’attention lorsqu’on voyage avec du matériel ornithologique et photographique. Il y a certaines règles et contrainte qu’il faut savoir.
Sac en cabine
Le principe que j’applique est assez simple : le matériel fragile et coûteux doit rester avec moi autant que possible. L’appareil photo, le téléobjectif et les jumelles doivent idéalement être transportés en cabine. Un bagage en soute peut subir des chocs importants et peut également être retardé ou perdu. Pour du matériel photo et optique qui représente parfois plusieurs milliers d’euros, je préfère donc ne pas prendre ce risque.
Il faut évidemment respecter les dimensions et le poids autorisés par la compagnie aérienne. Avec un sac à dos de 30 L, je n’ai personnellement jamais eu de problème, mais cela dépend évidemment des règles appliquées par chaque compagnie.
Batteries lithium
Les batteries lithium de l’appareil photo doivent faire l’objet d’une attention particulière lors d’un voyage en avion. Les batteries lithium doivent généralement être transportées en cabine. Je les range donc dans une petite pochette transparente ou dans leur protection dédiée.
Voyager avec une longue-vue et un trépied
La longue-vue et le trépied sont les deux éléments qui compliquent le plus un voyage en avion. La longue-vue peut généralement être protégée et transportée dans le bagage cabine si sa taille le permet. Le trépied est plus problématique en raison de son encombrement. Selon le modèle et la compagnie aérienne, son transport en cabine peut être autorisé ou non. Il est donc indispensable de vérifier les règles avant le départ.
C’est aussi une raison supplémentaire pour laquelle je préfère ne prendre mon setup complet que lorsque je voyage avec une voiture.


